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Énergie - Environnement

NucAdvisor et Accuracy choisis pour éplucher les coûts du nouveau nucléaire

Deux cabinets de conseil ont été mandatés pour expertiser, une nouvelle fois, le coût de construction des six futures centrales nucléaires de type EPR 2.

Le coût des futurs EPR2 est audité pour éviter les  erreurs de l’EPR de Flamanville.
Le coût des futurs EPR2 est audité pour éviter les erreurs de l’EPR de Flamanville. SAMEER AL-DOUMY / AFP

Pour l’exécutif, c’est ceinture et bretelles. Alors que les derniers programmes nucléaires français ont tous débouché sur des surcoûts stratosphériques, le gouvernement prend toutes les précautions pour éviter que l’histoire ne se répète avec le programme « nouveau nucléaire France ». Après appel d’offres, il vient de confier aux cabinets de conseil Accuracy et NucAdvisor un nouvel audit financier des six réacteurs nucléaires de type EPR 2 qui doivent être construits en France dans les vingt prochaines années. La mission ne sera pas une première pour les deux sociétés sélectionnées. Après une primo étude menée par Roland Berger en 2019, elles avaient été mandatées en 2021 par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), Bercy, le ministère de la transition écologique et l’Agence des participations de l’État (APE) pour réaliser une expertise sur le sujet (voir le document). Pour réaliser cette nouvelle version, NucAdvisor et Accuracy devraient se partager 500 000 euros.

L’objectif de cette troisième analyse financière est donc, une nouvelle fois, de s’assurer de la pertinence du chiffrage fourni par EDF pour ces six nouvelles centrales atomiques, alors que le programme avance et que les estimations se précisent. « La qualité de la prévision des coûts et des risques d’un tel projet est essentielle pour permettre la prise de décision du gouvernement, puis l’élaboration des modalités de leur financement », rappelaient en préambule les conclusions du précédent rapport. En 2021, après avoir épluché durant trois mois les documents mis à disposition par le géant de l’énergie et échangé avec divers représentants, Accuracy et NucAdvisor avaient estimé que les évaluations données par le groupe public reposaient sur des « références fiables et cohérentes ». Le coût de construction annoncé à l’époque était de 51,7 milliards d’euros : dont 3,8 milliards d’euros pour les études - communes aux trois paires d’EPR 2 -, 16,9 milliards pour les deux premiers réacteurs de Penly en Normandie, 15,8 milliards pour ceux de Gravelines et 15,3 milliards pour les centrales restantes, qui seront construites à Bugey ou au Tricastin.