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Continuer la lectureNewrest va entrer dans les prisons françaises en rachetant Gepsa à Engie
Le groupe toulousain est en passe de s’offrir un ensemble qui gère l’intendance de 70 établissements pénitentiaires et centres de rétention sur le territoire.
Cela faisait quatre ans au moins qu’Engie attendait cette cession. L’énergéticien a enfin trouvé un acheteur pour Gepsa, une filiale à l’activité très éloignée de celle du groupe puisqu’elle s’occupe de l’intendance d’établissements pénitentiaires. Engie s’apprête en effet à faire affaire avec Newres...
Plus connu comme spécialiste de la restauration à bord d’avions, de trains et de bateaux, l’acheteur a aussi des activités dans le « facility management » - un marché qui désigne toutes les tâches de nettoyage et d’entretien-réparation dans des sites occupés par des collectivités ou des entreprises. Déjà présent dans le monde pénitentiaire mais au Maroc seulement, Newrest va donc pouvoir se renforcer dans ce métier avec Gepsa, ses quelque 190 millions d’euros de chiffre d’affaires et ses 900 salariés. La future ex-filiale d’Engie opère sur 74 sites sur le territoire français pour le compte du ministère de la justice ou de l’intérieur. S’il s’agit pour une écrasante majorité d’établissements pénitentiaires, Gespa gère aussi une quinzaine de centres de rétention administrative pour des personnes en attente d’un renvoi du territoire. L’entreprise - qui évoluait historiquement dans le giron de Suez - a notamment pour concurrent Sodexo, lui aussi présent sur ce marché.
Cette acquisition substantielle survient alors que Newrest s’apprête à boucler une autre opération d’envergure : le rachat des activités de restauration collective du britannique Compass dans plusieurs pays d’Amérique du Sud. Cette prise lui permettra d’ajouter 600 millions d’euros de chiffre d’affaires à son activité, sachant qu’il a lui-même généré 2,5 milliards d’euros de revenus lors de son exercice 2024, bouclé fin septembre. Le Toulousain a utilisé sans modération le levier des croissances externes pour se renforcer et plus que doubler son chiffre d’affaires ces dix dernières années. Lui-même issu d’un spin-off de Compass Group réalisé en 2005, Newrest est aujourd’hui quasi intégralement possédé par son patron Olivier Sadran et son management.