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Continuer la lectureL’agence Image 7 part au bras de fer avec Casino
Le cabinet d’Anne Méaux attaque le distributeur pour rupture abusive des relations commerciales. Il n’a pas apprécié la façon dont la nouvelle équipe a mis fin à son contrat de conseil en communication.
C’est une longue histoire de la com’ qui finit mal. Depuis plus de 15 ans, Anne Méaux et son agence Image 7 conseillaient à la fois le géant de la distribution Casino et son patron déchu, Jean-Charles Naouri. Mais ce partenariat s’achève aujourd’hui dans la douleur : selon nos informations, la boutique a assigné le groupe devant le tribunal de commerce de Paris pour rupture brutale des relations commerciales. En clair, l’agence conteste la façon dont le commerçant a mis fin à ses missions de conseil en communication, et estime être victime d’un préjudice financier lié à cette fin de contrat. Sans connaître le montant exact réclamé, gageons qu’il n’a rien d’anodin : chaque mois, la structure facturait ses prestations 30 000 à 40 000 euros. « Il s’agit bien d’une rupture abusive des relations commerciales et nous faisons valoir notre droit devant la justice », estime Image 7, qui conseille aujourd’hui Intermarché.
La PME parisienne est loin d’être le seul partenaire de Casino à faire les frais des mesures d’économies mises en place par le groupe depuis sa reprise en mars 2024 par un consortium mené par Daniel Kretinsky. Dans le cadre d’un plan de sauvegarde accélérée et d’une restructuration, le distributeur a par exemple procédé à la cession de nombreux supermarchés et hypermarchés… et donc, a réduit drastiquement ses dépenses en matière de com’. Alors qu’il travaillait jusqu’alors avec une flopée d’agences comme DGM Conseil (Forward), Tilder ou encore Plead, Casino a mis fin, comme le révélait La Lettre, à l’ensemble de ces contrats. « Nous avons cherché un certain nombre d’économies, explique le directeur de la communication du groupe Christophe Piednoël à l’Informé, Nous avons donc mis fin à ces contrats, réinternalisé une partie des prestations de communication et travaillons désormais avec une seule agence externe, Taddeo. »
Ce n’est pas la première fois qu’Image 7 saisit la justice pour faire valoir ses droits. Rien que ces six derniers mois, l’Informé a repéré quatre procédures lancées par la structure d’Anne Méaux contre des clients pour récupérer des sommes liées à des factures impayées. La plateforme d’intelligence artificielle Bloom a ainsi été condamnée à lui verser 96 000 euros en janvier dernier. Selon un jugement de décembre 2024, l’application de fantasy hippique Eqwin devra s’acquitter de 19 200 euros. « Nous avons vendu la société et notre repreneur va régler notre dette », nous fait savoir Anaïs Izaac, fondatrice de l’application.
De son côté, la startup suisse Immersion4 devra payer 15 000 euros, selon un jugement rendu en septembre. Son fondateur Serge Conesa fulmine, assurant qu’« Image 7 n’a rien délivré, ils se sont déplacés une fois dans nos locaux et c’est tout ». Le patron, dont l’entreprise n’existe aujourd’hui plus, n’a pas fait appel du jugement. Radio Nova avait aussi été assignée par la boutique parisienne qui lui réclamait le versement de 15 000 euros en raison d’une facture impayée, mais l’affaire a finalement été réglée à l’amiable et les deux parties se sont désistées.
Article modifié le 26/03 à 11h38 avec les réactions d’Anaïs Izaac et de Serge Conesa.