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Continuer la lectureEramet : ce que cache l’éviction du directeur général
Le départ de Paulo Castellari ainsi que du directeur financier Abel Martins-Alexandre masque d’autres enjeux internes que ceux communiqués par le groupe minier. Leur projet de task force dédiée à la probité et les dysfonctionnements managériaux dans la filiale R&D Eramet Ideas ont mis le feu aux poudres.
Un directeur général révoqué, un directeur financier sur la touche, un conseil d’administration divisé, une filiale en crise, des managers épinglés… Depuis dix jours, Eramet est en pleine tempête. La déflagration a démarré dimanche 1er février. À l’issue d’un long conseil d’administration - convoqué la veille - le groupe minier a mis fin au mandat de son directeur général Paulo Castellari, arrivé neuf mois plus tôt. Un départ surprise, qui provoque une onde de choc, y compris en Bourse, et soulève d’innombrables questions au sein de cette entreprise de plus de 10 000 salariés, l’un des leaders mondiaux de production de nickel et de manganèse. Dans un communiqué diffusé le soir même, le groupe évoque « des divergences avec ce dernier sur les modes de fonctionnement ». Au même moment, la présidente du géant minier Christel Bories, qui a repris les manettes de la direction générale par intérim, précise dans un point presse que ce « problème de méthode » concerne le « processus de prises de décision et les interactions entre le conseil d’administration et le directeur général ».