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Grande conso

Prêt-à-porter : un ancien dirigeant de Kiabi va racheter Grain de Malice aux Mulliez

Cette chaîne de plus de 200 boutiques vise une clientèle féminine. Elle a su résister à la crise du secteur textile.

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Les héritiers du fondateur de Phildar continuent de réduire la voilure sur leur métier historique, le textile. Après avoir vendu la chaîne Orsay l’an dernier puis Pimkie (300 magasins) début mars, les Mulliez s’apprêtent, selon nos informations, à céder leur enseigne de mode féminine Grain de Malice ...

Grain de Malice compte à ce jour un peu plus de 200 boutiques en France, dont une petite majorité en affiliation, et vise une cinquantaine d’ouvertures d’ici trois ans. Dans un secteur du prêt-à-porter en pleine débâcle, le réseau, plutôt fréquenté par une clientèle féminine de plus de 35 ans, se démarque. Après un important travail engagé en 2018 pour remettre l’entreprise sur pied (offre, sourcing, merchandising…), l’enseigne affiche des ventes en hausse - à 118 millions d’euros en 2021, plus qu’avant le Covid - et une solide rentabilité : en 2021, Ephigea, la maison mère de l’enseigne affichait un résultat d’exploitation de 5 millions d’euros, pour un résultat net de 4,2 millions.

Des investissements conséquents pour poursuivre la stratégie de l’enseigne

Peu probable, donc, que la stratégie impulsée par Alain Boittiaux, directeur général depuis 2017, soit remise en cause par le nouveau propriétaire. Grain de Malice précise à L’Informé que l’offre présentée à son actionnaire -bientôt acceptée selon toute vraisemblance-, est de nature à « donner à l’entreprise l’opportunité de poursuivre sa croissance, compte tenu des investissements conséquents annoncés ». De son côté, l’Association Familiale Mulliez entend se concentrer sur les enseignes très fortes sur leur marché comme le spécialiste du prêt-à-porter masculin Jules, l’enseigne de lingerie RougeGorge ou d’autres branches en devenir comme BZB (ex Bizzbee), le spécialiste de la mode 13-18 ans.

Quid de Fashion Cube ? Créée pour chapeauter diverses enseignes textiles (et mutualiser ainsi les initiatives), la structure n’aurait pas fait preuve de son efficacité. Elle a donc été abandonnée et n’a plus d’existence juridique. En 2020, cet « écosystème » représentait 2400 magasins dans le monde, dont la moitié en France, pour un chiffre d’affaires de près de 2 milliards d’euros.