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Continuer la lectureEmploi, finance… la filiale hydro de General Electric en souffrance
Alors qu’un nouveau patron arrive à la tête de l’entreprise, les troupes craignent de nouvelles suppressions de postes.
Les prochaines semaines s’annoncent tendues chez General Electric Hydro. Dans cette filiale du géant américain dédiée aux turbines hydrauliques, les collaborateurs redoutent une nouvelle baisse d’effectifs à compter du printemps. « Le 2 décembre, nous avons entamé notre dialogue annuel et continu ave...
Mais la situation inquiète en interne. En sept ans, GE Hydro, tombée dans l’escarcelle du conglomérat en 2015 à l’occasion du rachat des actifs énergie d’Alstom, a déjà perdu un tiers de ses effectifs. Deux PSE successifs ont entraîné la suppression de 400 postes, l’entité ne comptant plus aujourd’hui que 550 salariés. À Belfort, l’activité a été fermée et à Grenoble, le site principal censé devenir « un centre d’excellence mondial » perd des troupes. Le bilan financier n’est guère plus réjouissant. Le chiffre d’affaires de GE Hydro est passé de 331 millions d’euros en 2017 à 239 millions d’euros cette année.
Les patrons défilent sans que la tendance s’inverse. Tout juste nommé à la tête de l’entreprise, Nicolas Pot, venu de l’entité GE Renewable Energy, est le 4e président en sept ans. Se sont succédé dans le fauteuil : Laurent Carme en 2016, Nicolas Serrie durant trois ans, puis Laurent Neyme, désigné en septembre 2021. Pas sûr que le nouveau venu ait davantage de cartes en main pour changer les choses. Les grandes manœuvres engagées au niveau mondial en 2021 par le conglomérat américain risquent, au contraire, d’aggraver la situation de la filiale hydraulique française. Etranglé par sa dette, GE a entamé la scission de ses trois branches d’activités (aéronautique, santé et énergie) en vue de leur cotation. Le spin-off du pôle « énergie », auquel appartient GE Hydro, interviendra en janvier 2024.
Cet ensemble, rebaptisé GE Vernova l’an dernier, est constitué d’une douzaine d’entités aux performances financières très inégales et sera profondément restructuré en amont de son introduction en bourse. Si les filiales de GE Vernova spécialisées dans le gaz ou l’éolien on shore et off shore tirent leur épingle du jeu, d’autres, comme l’hydraulique ou les réseaux, moins rentables, redoutent de se voir soumises à une politique drastique de réduction des coûts, avant leur cession. Certaines comme GE Steam Power connaissent déjà leur destinée : ses activités liées au nucléaire (équipements pour centrales, turbines Arabelle, maintenance des réacteurs existants) vont être rachetées par EDF. L’acquisition est prévue au second semestre 2023.