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Énergie - Environnement

Accord salarial à l’arraché au Commissariat à l’énergie atomique

L’organisme public de recherche vient de finaliser la répartition de l’enveloppe salariale obtenue de haute lutte de ses ministères de tutelle. Cet accord clôt plusieurs mois de revendications sociales.

Logo du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA), prise le 3 mai 2010 à l'entrée du site à Cadarache.                                  AFP PHOTO GERARD JULIEN (Photo by GERARD JULIEN / AFP)
Logo du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA), prise le 3 mai 2010 à l'entrée du site à Cadarache. AFP PHOTO GERARD JULIEN (Photo by GERARD JULIEN / AFP) GERARD JULIEN / AFP

Les attentes salariales des 20 000 collaborateurs du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) sont en partie comblées. Selon nos informations, un accord sur une hausse générale des rémunérations, défini en octobre, est sur le point d’être déployé dans l’organisme public de recherche. Les organisations syndicales représentatives (CFDT, CFE-CGC, CGT et Unsa) ont paraphé son contenu, dans le cadre des négociations annuelles obligatoires. Le montant global de cette hausse est significatif puisqu’il représente une augmentation de la masse salariale de 38 millions d’euros en 2022 et de 59 millions d’euros en 2023. Bien plus, donc, que les 9 millions initialement annoncés en avril.

Dans le détail, le texte prévoit une hausse pérenne pour l’ensemble des collaborateurs :  un peu plus de 6% pour les non-cadres et de 2,4 % à 4,4% pour les cadres. Cette revalorisation devrait aussi aider le Commissariat à proposer des rémunérations plus attractives aux jeunes diplômés scientifiques, attirés par les salaires élevés du privé.

Il aura fallu plus d’un semestre de revendications sociales pour que les pouvoirs publics se décident à cette rallonge substantielle. Démarrée en décembre 2021, la mobilisation a tenu jusqu’à l’été. Plusieurs mouvements de grève, rassemblant des centaines de collaborateurs, se sont succédés dans la dizaine d’établissements que compte le CEA. Fait rare dans cet organisme plutôt habitué à la discrétion : plusieurs sites rattachés à la puissante Direction des applications militaires (DAM) y ont participé, notamment celui de Valduc (Côte d’Or) où sont fabriquées les armes nucléaires.

Soumis au cadrage de l’État via la rémunération moyenne des personnels en place (RMPP), les salariés, dont le point d’indice était gelé, n’avaient pas bénéficié d’augmentations générales depuis 2010. Un premier effort consenti par les ministères de tutelles (Recherche, Ecologie, Armées et Économie) avait été obtenu à titre exceptionnel en avril, mais n’avait pas mis fin au tensions. Au point que François Jacq, l’administrateur général du CEA depuis 2018, était revenu à la charge auprès du gouvernement. Avec succès.