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Finance - Conseil

Réassurance : la CCR en passe de céder ses parts dans Arundo Re, son ancienne filiale

Cette structure publique s’est entendue sur une valorisation avec la SMABTP et la MACSF pour leur céder les 25 % qu’elle détient encore.

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Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? La Caisse centrale de réassurance (CCR) pourrait bien se défaire très prochainement de ses positions dans Arundo Re, son ancienne filiale dédiée aux activités concurrentielles. En 2023, la structure publique avait cédé 75 % de l’ex-CCR Re à deux assureurs mutualistes, la SMABTP et la MACSF, qui avaient saisi l’opportunité de se diversifier dans la réassurance. Mais elle n’a toutefois pas vocation à garder très longtemps les 25 % restants, puisque le calendrier prévoit une cession de sa participation résiduelle au plus tard en 2026. Selon nos informations, l’opération est proche de son dénouement : le CCR et les deux autres actionnaires sont effectivement en train de régler les derniers détails de la cession, avec la signature d’un deal qui pourrait se matérialiser dans les prochaines semaines, ce qui semble ouvrir la voie à un closing d’ici à la fin de l’année.

Selon une source, l’opération aurait vocation à se concrétiser autour d’une valorisation globale d’Arunda Re de l’ordre de 1,5 milliard d’euros. Le prix, largement dépendant de formules de calcul établies il y a deux ans, aurait incité le CCR à passer à l’action. La transaction serait une bonne opération pour ce dernier : à titre de comparaison, la SMABTP et la MACSF avaient valorisé 968 millions d’euros les 100 % du capital d’Arundo Re, avant une augmentation de capital de 200 millions d’euros qu’ils avaient réalisée.

Ce n’est pas la première fois que les actionnaires d’Arundo Re essaient de déboucler la situation. Des négociations s’étaient déjà tenues à l’été 2024, avant de déboucher sur une impasse à la rentrée. « Il n’y a aucune urgence dès lors que nous serons au bon prix », avait sobrement commenté son président, Jacques Le Pape. Dans une interview accordée début juillet à L’Argus de l’assurance, interrogé sur le dossier, le directeur général de la SMABTP, Pierre Esparbes, laissait quant à lui entendre que le deal n’était pas imminent - « aujourd’hui, il n’y a rien de fait », avait-t-il indiqué..

Arundo Re a plutôt bien géré le cap de sa privatisation. En 2024, le réassureur a totalisé un chiffre d’affaires brut de 1,36 milliard d’euros, en augmentation de 15 % en un an, pour un résultat net de 64 millions d’euros (+ 14 %). Son ratio combiné - l’indicateur qui rapporte les indemnités versées par un assureur sur les primes qu’il perçoit - s’élevait à 94,7 % en normes françaises, deux points de mieux que fin 2023.