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Continuer la lectureLicenciés par Éric Ciotti, les seniors de LR se rebiffent aux prud’hommes
Le parti de droite a mis à la porte plusieurs salariés âgés pour faire des économies. Malgré ses positions officielles en faveur de l’emploi des seniors.
Certains y verront une forme d’incohérence. Grand défenseur de l’emploi des seniors dans le débat public, le parti des Républicains, dans un souci d’économie, a choisi de renvoyer sept salariés dont une large majorité de quinquas. Remontés, six d’entre eux contestent leur licenciement pour motif économique devant le conseil de prud’hommes de Paris, a appris l’Informé : les audiences devant le bureau de conciliation, étape obligatoire en vue d’une éventuelle solution amiable avant un règlement du litige par la juridiction, se tiendront les 5 avril et 7 mai prochains. Selon leur avocat, Maitre Rachid Brihi, LR aurait pu préserver ces emplois et plutôt « développer une stratégie pour accroître les adhésions ou réduire le train de vie des permanents et des élus… »
Le parti a besoin d’argent après ses piètres résultats électoraux. D’abord, les 4,78 % obtenus par Valérie Pécresse à l’élection présidentielle de 2022 n’avaient pas permis à son mouvement d’être remboursé des frais de campagne, estimés à 154 millions d’euros. Celui-ci avait dû faire un appel aux dons. Ensuite, les scores aux dernières législatives ont entraîné une baisse de la dotation publique de 13,1 à 9,7 millions d’euros. Pour couronner le tout, LR a dû supporter une pénalité de 1,3 million d’euros pour ne pas avoir respecté les règles de parité imposant de présenter autant de candidats députés hommes et femmes.
Au-delà des licenciements, les Républicains ont décidé, toujours dans un souci d’économie affiché, de déménager leur siège du 238 rue de Vaugirard, dans le 15e arrondissement de Paris, au 4 place du Palais Bourbon, juste en face de l’Assemblée nationale, dans le très chic 7e arrondissement de la capitale. Selon Le Parisien et Le Figaro, la superficie des nouveaux bureaux aurait été divisée par au moins 5 (avec désormais un millier de m2), et son loyer par deux, passant de 3 à 1,5 million d’euros par an. Sollicité par l’Informé, le président LR Éric Ciotti n’a pas donné suite à nos interrogations.