Offrez un coup d’avance à vos collaborateurs

Tech - Télécom

Coup d’envoi raté pour le filtre anti-arnaque

Jean-Noël Barrot, le ministre délégué chargé du numérique, avait promis son expérimentation pour la Coupe du monde de rugby. Finalement, ce dispositif de protection des consommateurs sur le web ne verra pas le jour avant les JO 2024.

Photo
LUDOVIC MARIN / AFP

Vendredi, le premier match de la coupe du monde de rugby opposera la France à la Nouvelle-Zélande. Si la manifestation est attendue par des millions de téléspectateurs, un autre coup d’envoi était espéré : le déploiement de la version expérimentale du filtre anti-arnaque, cette solution technique des...

« C’était un objectif souhaité en janvier, mais qui a dû évoluer face à l’épreuve des faits et la complexité technique du dossier, car notre première priorité est de fournir un outil utile aux Français, nous dit-on au cabinet de Jean-Noël Barrot. Notre horizon a néanmoins toujours été celui des Jeux olympiques. Et la mise en œuvre du filtre dépend également de l’adoption du projet de loi qui arrive à l’Assemblée nationale le 19 septembre ! » La future loi visant à sécuriser et réguler l’espace numérique doit définir le cadre juridique nécessaire à la mise en œuvre de ce service public gratuit. Les fournisseurs d’accès à internet ou les éditeurs de navigateurs (Chrome, Safari, etc.) devront prendre les mesures pour bloquer l’accès aux sites cybermalveillants identifiés par une autorité administrative, et ce pendant 6 mois, renouvelable.

Qu’en est-il de l’avancement des travaux ? Selon le ministère du numérique, une réunion aura « bientôt lieu pour évaluer les dernières nécessités techniques et lancer le projet déjà bien cadré ». Aucune date ne nous a été donnée pour ce lancement. En attendant, c’est le Groupement d’Intérêt Public Action contre la Cybermalveillance (GIP ACYMA) qui « endosse la responsabilité du projet pour la livraison avant les JO ». Impossible d’en savoir plus du côté du GIP : « le cabinet de Jean-Noël Barrot est le seul habilité à communiquer sur le sujet » nous indique-t-on. Autre inconnue : le coût final. Les services de Bercy nous assurent qu’ils communiqueront « sur le budget plus tard, après une dernière évaluation technique de l’entièreté du projet ». En mai 2023, l’étude d’impact qui accompagnait le projet de loi donnait une première estimation : 1 115 000 euros pour le seul investissement initial, sans compter les frais de maintenance.