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Continuer la lectureSes matériaux équipent voitures et bateaux de course, Flex Composite Group devrait changer de main
Idi et Andera Partners, les deux actionnaires de ce fabricant de tissus enduits flexibles, de films techniques et de matériaux composites en carbone, ont décidé de céder leur participation.
Top départ. En octobre 2015, Idi et Andera Partners devenaient respectivement actionnaires majoritaire et minoritaire de Flex Composite Group (alors connu sous la dénomination d’Orca Développement). Après un refinancement opéré en pleine crise sanitaire, les deux partenaires financiers du fabricant français de tissus d’enduits flexibles, de films techniques et de matériaux composites en carbone préparent leur sortie. Selon nos informations, ils ont mandaté Rothschild & Co pour parvenir à leur fin. Le processus de cession n’en est encore qu’à ses prémices. L’envoi des mémorandums d’information devrait en effet intervenir dans les prochaines semaines, pour attirer quelques profils qualifiés de l’univers du private equity.
À ce jour, des fonds du calibre de CVC, Astorg, PAI Partners et Carlyle regarderaient le dossier. L’intérêt de ces poids lourds du secteur souligne l’importance prise par ce groupe, qui dispose de six sites de production en Europe et emploie près de 350 collaborateurs. L’an dernier, il a affiché un chiffre d’affaires de près de 200 millions d’euros (dont 80 % réalisés sur le Vieux continent) et un Ebitda de 56 millions… soit 5 fois plus qu’il y a sept ans, a appris l’Informé. L’ETI pilotée par Emmanuel Capriglione affiche une croissance annuelle d’environ 10 %, en misant notamment sur la croissance externe et le dynamisme de ses marchés.
Initialement formé autour du belge Pennel & Flipo, spécialisé dans la fabrication de textiles enduits notamment utilisé dans les bateaux semi-rigides, Flex Composite Group a racheté en 2017 l’italien Fait Plast, pour sa part positionné sur les films techniques pour le sport et le luxe, l’automobile ou bien encore les applications médicales. Deux ans plus tard, il a mis la main sur deux autres entreprises transalpines, Angeloni et Impregnatex, actives dans les matériaux composites techniques pour l’industrie automobile de course, Ferrari par exemple. L’an dernier, une quatrième opération a eu lieu, avec le rachat de Selcom, une société italienne familiale officiant dans la production de tissus en fibres techniques, utilisés principalement dans le nautisme, le génie civil et les équipements sportifs.
Prisés pour leur légèreté et leur solidité, les matériaux composites continuent de gagner du terrain, avec une croissance annuelle de près de 5 % du marché. Au niveau mondial, le segment des fibres de carbone est notamment attendu à près de 12 milliards d’euros en 2027, contre 6,5 milliards l’an dernier, selon l’institut MarketsandMarkets. De quoi donner des idées à plusieurs acteurs traditionnels de l’industrie. En 2018, Saint-Gobain s’était offert l’américain HyComp pour percer sur les marchés aéronautiques et industriels, tandis que Solvay avait absorbé, un an plus tôt, l’allemand European Carbon Fiber.