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Grande conso

En pleine forme, le chausseur Jonak cherche un investisseur

Figure du quartier du Sentier depuis plus de 60 ans, la griffe est depuis toujours entre les mains de la famille Nakam. Demain, elle pourrait ouvrir son capital à un fonds.

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CR

Sur un marché du prêt-à-porter en plein marasme, Jonak a de quoi détonner. Créée en 1964 par la famille Nakam, la marque de mode à prix contenus surfe sur des taux de croissance compris entre 20 et 30 % par an. Et tablerait cette année sur un chiffre d’affaires de plus de 100 millions d’euros pour un...

Dans les années 90, la griffe - dont le siège social est situé en plein cœur du quartier du Sentier, à Paris - s’est développée sous la houlette du fils du fondateur, Joseph Nakam. Depuis 2012, ses propres enfants Marcel Nakam et Lisa Gozlan ont en grande partie repris les rênes, insufflant au passage un vent de modernité avec le lancement d’une boutique en ligne - l’e-commerce représentant aujourd’hui près de 40 % des ventes. Un investissement fort a aussi été opéré sur les réseaux sociaux. En parallèle, la marque commercialise ses chaussures dans une centaine de points de vente réparties entre la France, la Suisse, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, le Maroc et Hong Kong.

Son positionnement : proposer des modèles dans l’air du temps à des prix accessibles, en s’inspirant parfois de l’univers du luxe. Une stratégie efficace donc… mais non sans risque : en novembre 2024, Jonak a ainsi perdu une bataille judiciaire qui l’opposait depuis quatre ans à Chanel. La maison l’accusait de parasitisme pour des modèles jugés trop proches de ses escarpins iconiques Slingbacks. La Cour d’appel a finalement condamné Jonak à 150 000 euros au titre de préjudice commercial et 30 000 € pour le préjudice moral, et lui a imposé le retrait de la commercialisation des articles litigieux. Une défaite judiciaire aux conséquences financières toutefois très limitées.