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Industrie

Andera Acto fait son grand retour chez ADF, sous-traitant d’Airbus ou de TotalEnergies

Fort de 500 millions de revenus, ce groupe d’ingénierie cherchait à remplacer le fonds Abénex, actionnaire minoritaire.

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MORRIS MACMATZEN / Getty Images via AFP

Le « closing » de l’opération est imminent. Selon plusieurs sources, ADF s’apprête à signer avec un fonds qu’elle connait bien : l’entreprise d’ingénierie et de maintenance industrielle (4 000 salariés) est sur le point de faire entrer à son capital Andera Acto, qui avait été son actionnaire de 2014 à 2018. En pleine levée d’un véhicule d’un milliard d’euros, l’investisseur a eu le dernier mot dans un processus d’enchères organisé par les banques d’affaires Centerview Partners et Capitalmind Investec (évoqué par l’Informé en octobre). Il se serait imposé face à deux fonds anglo-saxons (dont ICG), également intéressés par ce sous-traitant solide, à la liste de clients rassurante : TotalEnergies, ArcelorMittal, Safran ou encore Airbus.

Andera Acto va reprendre les parts d’Abenex… qui lui avait racheté sa participation minoritaire il y a six ans. Il fera son arrivée au capital en compagnie de deux co-investisseurs : Société générale capital partenaires - filiale de capital-investissement pour compte propre de la Société générale - et le fonds France nucléaire, un véhicule créé par l’Etat et EDF pour investir dans des entreprises de la filière nucléaire, dont la gestion est assurée par Siparex. La recomposition du capital prend la forme d’un LBO où la Société générale et plusieurs entités du Crédit agricole sont à la manœuvre côté dette. L’opération valoriserait ADF à un peu moins de 400 millions d’euros.

L’équipe de direction emmenée par Marc Eliayan a trouvé là de nouveaux alliés pour continuer à dérouler son plan d’affaires : l’ambition d’ADF est de tutoyer le milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2030, contre 540 millions d’euros en 2023 (dont 20 % à l’étranger) et un Ebitda proche des 40 millions d’euros. Le métier du groupe est de développer ou transformer des unités de production industrielle, mais aussi d’assurer leur maintenance technique. Historiquement tournée vers l’énergie, l’industrie des matériaux ou l’aéronautique, le groupe s’est décidé par exemple à mettre le paquet sur le nucléaire, où elle a récemment racheté à Engie une filiale de maintenance.