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Continuer la lectureArt de la table : les fondateurs d’Options prêts à céder leur pépite
Spécialisée dans la location de matériel pour réceptions et la décoration, cette ETI francilienne de 1 000 salariés s’est entourée de conseils dans l’idée de passer les clés à un fonds d’investissement.
Options ne vous dit probablement pas grand-chose, mais cette ETI basée dans les Yvelines est incontournable dans les arts de la table. Elle revendique la place de numéro 1 européen dans la location de matériel pour réceptions et a déjà compté parmi ses clients le château de Versailles, de grands événements sportifs comme le Grand Prix du Qatar ou bien encore des grandes fortunes comme le prince Albert de Monaco. Très discrète dans les médias, elle affiche pourtant près de 130 millions d’euros de chiffre d’affaires pour un Ebitda d’environ 25 millions, a appris l’Informé. Demain, elle pourrait attirer une bonne partie du microcosme du private equity.
Selon nos informations, la société s’est entourée de conseils pour préparer sa vente. Les banques d’affaires Lazard et Oddo BHF ont été mandatées, tandis qu’Oderis et Advention travaillent respectivement sur les audits financier et stratégique de la société. Enfin, le cabinet Gide a été sollicité sur l’aspect juridique du dossier. Le projet serait une grande première pour le groupe, détenu depuis sa création en 1981 par Jacques et Henriette Poinsot (fille de Marcel Bich, fondateur du célèbre stylo Bic), mais dirigé depuis treize ans par Marc Rocagel. Les fondateurs pourraient revendre l’ensemble à de gros family offices ou à des fonds, si tant est que le projet du repreneur soit compatible avec le maintien de l’intégrité de ce groupe de mille collaborateurs.
Car si Options réalise près de 70 % de son chiffre d’affaires dans la location de mobilier et de vaisselles des arts de la table, ses autres activités sont diverses. Aux côtés des offres de décorations éphémères figurent aussi de la coordination d’événements, du conseil aux propriétaires de demeures historiques et, plus surprenant, du lavage industriel. Une dernière activité lancée par le groupe en pleine période Covid, pour tenter de ne pas dépendre uniquement de l’événementiel. L’idée ? Surfer sur la loi antigaspillage pour une économie circulaire pour proposer des services de nettoyage des couverts et autres ustensiles aux entreprises de restauration rapide et collective. Plusieurs gros contrats auraient d’ores et déjà été signés, mais à ce stade, la direction se refuse à tout commentaire. Sur ce segment de marché, Options évolue aux côtés d’autres acteurs, parfois très jeunes à l’instar de Sedeo ou bien encore d’Uzaje. Cette dernière est spécialisée dans le lavage de contenants et a levé près de 15 millions d’euros en bénéficiant notamment du soutien de la Banque des territoires.