L'abonnement à l'Informé est à usage individuel
Un autre appareil utilise actuellement votre compte
Continuer la lecturePrivate equity : un associé historique du fonds Equistone signe son départ
Stanislas Gaillard quitte l’investisseur au bout de 26 ans de services. Ce mouvement survient alors que la structure révise à la baisse son objectif de levée de fonds.
Il avait rallié Barclays Private Equity en 1998, et aura effectué la quasi-totalité de sa carrière chez ce spécialiste des LBO, rebaptisé Equistone en 2011. Associé du bureau de Paris, Stanislas Gaillard a notamment pris part à des investissements dans le façonnier Unither, les cliniques Médi-Partenaires ou le négociant de spiritueux Dugas… Selon nos informations, le financier vient de signer son départ, alors qu’il s’apprête à fêter ses 53 ans.
Stanislas Gaillard a choisi la voie d’un changement de carrière. Il confirme à l’Informé avoir accepté la proposition du groupe d’ingénierie Vulcain de devenir son directeur financier. Il s’agit d’une entreprise qu’il connaît bien, puisque Equistone en a été actionnaire jusqu’en début d’année. C’est lui-même qui avait d’ailleurs mené cet investissement pour le compte du fonds.
Ce départ n’intervient pas dans n’importe quel contexte. Equistone éprouve actuellement des difficultés à lever un nouveau fonds. Le gérant a décidé de réviser drastiquement ses ambitions à la baisse : s’il cherchait initialement à réunir 2,5 milliards d’euros avec son nouveau véhicule, calibré sur le précédent, il s’est résolu à ramener son objectif à 1,5 milliard, selon Mergermarket. Les souscripteurs rechignent à s’engager dans le nouveau fonds, à cause de la piètre rentabilité d’un véhicule constitué en 2015. En conséquence, d’après le portail d’informations, Equistone serait en train de réduire la voilure et de négocier le départ de certains de ses membres - son bureau de Münich serait principalement concerné.
Faut-il pour autant faire un lien entre ces difficultés et le départ de Stanislas Gaillard ? « Le timing de ce mouvement est plus le fruit d’un concours de circonstances qu’autre chose, assure un bon connaisseur de la société de gestion. C’est une page qui se tourne pour lui, alors que chez Equistone, une autre génération monte progressivement en puissance en dessous du noyau dur des associés. » Les contre-performances de l’investisseur se concentreraient par ailleurs bien plus en Allemagne qu’en France - où Equistone vient encore de céder la participation majoritaire qu’il détenait dans le loueur de matériel d’élévation Acces Industrie à la holding familiale Delmas. En parallèle au départ de Stanislas Gaillard, la société vient de promouvoir l’un des membres de son bureau parisien, Florent Rostaing, en tant qu’associé.