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Continuer la lectureCe que vaut Magellan Partners après l’arrivée d’ICG à son capital
L’investissement du financier britannique permet au groupe de conseil en systèmes d’information de Didier Zeitoun de s’offrir Worldline MeTS.
C’est officiel depuis ce mardi 29 juillet. À l’issue d’un processus de cession organisé par Rothschild & Co, Worldline est entré en négociations exclusives avec Magellan Partners pour lui revendre ses activités Mobility & e-Transactional Services (MeTS) et une partie de ses activités de services financiers. L’opération, chiffrée à 410 millions d’euros (dont 10 millions d’earn-out), sera financée grâce à l’arrivée d’ICG au capital de Magellan. Une opération minoritaire sur laquelle travaillait ardemment Edmond de Rothschild Corporate Finance ainsi que Lazard, et qui servira aussi à racheter les parts de Capza. À un prix honorable.
Selon nos informations, la valorisation du groupe de conseil en systèmes d’information présidé par Didier Zeitoun a atteint un peu moins d’un milliard d’euros, grâce à l’arrivée du financier britannique, ici conseillé par le cabinet d’avocats d’affaires Willkie Farr & Gallagher. Un chiffre similaire à celui qui avait été proposé par Ardian en début d’année. Mais la firme de la place Vendôme, qui devait prendre le contrôle de Magellan, avait été contrainte de se retirer en raison du retard dans la commercialisation de son prochain fonds Ardian Buyout VII. « L’équipe ne pouvait plus prendre d’engagement ferme après le 31 mai et a préféré passer son tour », souligne un proche du dossier. Comme révélé en février par l’Informé, Ardian a essuyé de nombreux départs de profils senior, conscients de ne pas pouvoir rapidement obtenir de « carried interest » en raison des faibles performances des fonds précédents.
De son côté, Worldline va pouvoir s’offrir de nouvelles perspectives. Le groupe dirigé par Pierre-Antoine Vacheron, dont le cours de Bourse a fondu de 95 % en quatre ans, entend en effet se recentrer sur ses activités dans les paiements pour les commerçants et les institutions financières. Il coupe ainsi les ponts avec une division comptant 3 800 collaborateurs pour un chiffre d’affaires 2024 de 450 millions d’euros, réalisé essentiellement en France, au Royaume-Uni, en Espagne, en Allemagne, en Autriche, en Belgique et en Inde. « L’impact de la déconsolidation de l’Ebitda ajusté du périmètre sur Worldline est estimé à environ 100 millions d’euros sur une année complète », précise le groupe.
Le nouvel ensemble serait quant à lui composé de plus de 6 700 collaborateurs et réaliserait 900 millions de chiffre d’affaires en 2025, dont 25 % hors de France.