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Continuer la lectureArts de la table : la vente du groupe Options reportée sine die
L’entreprise familiale, qui loue du matériel pour les réceptions et grands évènements, cherchait un acquéreur. Mais ses actionnaires n’ont pas reçu d’offre suffisamment attractive.
L’écart était trop important entre les attentes des vendeurs et les propositions des acheteurs : Options va devoir patienter avant de changer de mains. Comme l’Informé l’avait révélé en février, ses fondateurs Jacques et Henriette Poinsot désiraient faire affaire avec un investisseur prêt à prendre les clés de leur entreprise - qui loue du matériel aux organisateurs de réceptions, cocktails et grands évènements. Mais selon nos informations les pourparlers ont été interrompus, faute de traction suffisante côté acquéreurs.
Conseillés par les banques Oddo BHF et Lazard, les actionnaires voulaient conclure un deal sur la base d’une valorisation proche d’au moins 250 millions d’euros, soit environ 10 fois l’Ebitda de la société. Mais aucun acheteur n’a voulu s’aligner sur le prix - certaines sources évoquant des offres inférieures aux 200 millions d’euros. Le mieux-disant aurait été le fonds Hivest Capital Partners. « L’entreprise doit beaucoup dépenser chaque année pour réinvestir dans les équipements qu’elle propose à la location, glisse un investisseur qui a eu accès au dossier au début des discussions. Ces capex sont très importants par rapport à l’Ebitda et il faut en tenir compte pour établir la valorisation. » L’entreprise consacrerait en effet en moyenne une dizaine de millions par an au renouvellement de son matériel.
Un autre facteur, d’ordre plus relationnel, aurait échaudé les fonds de private equity qui ont regardé le dossier. « Le fondateur a voulu beaucoup s’impliquer dans les discussions, en participant aux « coffee meetings » organisés pour favoriser les échanges avec les candidats potentiels », glisse une autre source. Un niveau d’implication peu courant, les dirigeants opérationnels assumant dans la plupart des cas ce genre d’exercice. « Or, il avait du mal à cacher qu’il préférait trouver un accord avec un family office qu’avec un fonds de private equity », ce qui n’a pas arrangé les affaires des vendeurs.
Forte d’un millier de salariés et de près de 130 millions de chiffre d’affaires, Options réalise aussi une part minoritaire de son activité hors de la location. On la trouve en effet dans la coordination d’évènements, le conseil aux propriétaires de demeures historiques (souvent des lieux de réception) mais aussi dans des services de nettoyage des couverts pour la restauration rapide ou collective.