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Mym : petites tenues mais gros business pour le OnlyFans français

Connue pour commercialiser du contenu érotique, comme son homologue américain, la société a vu sa valorisation exploser depuis son lancement en 2019.

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SERGE TENANI / Hans Lucas via AFP

Pierre Garonnaire et Gaspard Hafner ont eu du nez. En 2019, le duo de copains s’est lancé dans le business naissant des plateformes de contenus payants produits par des internautes, en fondant la boîte Mym. Inspiré d’OnlyFans, né aux USA avant de connaître un succès mondial, le concept permet aux inf...

Le chiffre d’affaires, lui aussi, s’est envolé. Les derniers chiffres officiellement déposés au greffe datent des débuts de l’entreprise, en 2019, soit une éternité compte tenu de la conquête du marché express de ces plateformes, devenues un moyen - réel ou fantasmé - pour des jeunes de gagner de l’argent. La société faisait alors 2,8 millions de chiffres d’affaires. Pour les résultats plus récents, il faut croire les patrons, régulièrement invités dans des podcasts pour discourir sur leur success-story - ils n’ont pas souhaité être interviewés par l’Informé. Interrogé sur la chaîne Youtube « Combien ça gagne », Pierre Garonnaire confiait récemment que Mym a maintenant dépassé 100 millions d’euros de volume d’affaires - c’est-à-dire d’abonnements cumulés, sur lequel la plateforme française prend une commission de 20 %. Celle-ci compte 240 000 créateurs certifiés, la plupart français, pour 20 millions d’utilisateurs.

Sans compter que la société a de la marge, le marché qu’elle vise, celui de la « creator economy » étant estimé à 7 milliards d’euros en France, et même 200 milliards dans le monde. Mais pour se développer, la petite entreprise fait face à de nombreux défis, à commencer par la concurrence d’ Only Fans, le mastodonte venu des États-Unis et bien implanté en France. Mais aussi des enjeux liés au caractère sulfureux des contenus sur lequel surfe la plateforme : il faut en effet modérer les posts et vérifier l’âge des utilisateurs, censés être majeurs. « Pour pouvoir générer des revenus, il faut être certifié, indique Pierre Garonnaire dans le même podcast. La certif’, c’est justement de vérifier l’âge, le passeport, le 06, le mail (des créateurs, ndlr) ». Pour être simple abonné, une photographie suffit, Mym mettant en avant un système technologique apparemment capable de déterminer si la personne est mineure ou non.