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Continuer la lecturePharmacie : Vivalto Partners négocie son entrée au capital de Delbert
Le fonds, créé par la figure des cliniques Daniel Caille, négocie une prise de participation minoritaire dans ce laboratoire qui relance la vente de traitements devenus introuvables.
L’arrivée d’un nouvel actionnaire se précise chez Delbert. Selon nos informations, Vivalto Partners est en négociations avancées pour prendre une participation minoritaire dans cette PME pharmaceutique. Derrière ce fonds créé en 2021, on retrouve Daniel Caille, une figure de l’hospitalisation privée, à la tête du numéro trois français des cliniques Vivalto Santé et ancien patron de Générale de Santé (aujourd’hui Ramsay Santé). Dans le dossier, le financier a pris une longueur d’avance sur d’autres investisseurs - Ardian, Raise, Naxicap, etc. - à l’issue d’un processus d’ouverture du capital entamé fin 2022 par Edmond de Rothschild et Neuflize OBC, et révélé par L’Informé.
Les enchères se seraient orientées vers une valorisation de Delbert à 270 millions d’euros, un montant à rapprocher d’un Ebitda de 18 millions d’euros environ… Les termes et conditions de l’opération sont toujours en discussion, relève néanmoins une source, et tous les actionnaires actuels devraient rester présents. Sagard, le fonds de la famille Desmarais, demeurera donc au capital, alors que sa sortie était dans un premier temps envisagée. Marc Childs et Thierry Hoffmann resteront ensemble les premiers actionnaires (devant Vivalto Partners), tandis que la mutuelle MACSF et des entités du Crédit Agricole fermeront le tour de table.
Delbert, qui tablait sur un chiffre d’affaires de 33 millions d’euros pour 2022, redonne vie à des traitements dont la commercialisation a été interrompue par des Big pharmas, notamment parce qu’ils ne sont pas assez rentables à leurs yeux. Il s’intéresse aux médicaments à prescription hospitalière ou réservés aux spécialistes, présentant un potentiel thérapeutique majeur. Le laboratoire dispose en portefeuille d’une quinzaine de produits. L’an passé, il a par exemple racheté à Sanofi deux de ses traitements, le Lepticure (indiqué contre les syndromes parkinsoniens causés par des neuroleptiques) et le Teralithe (prévention des rechutes de troubles bipolaires). Delbert relance la vente des références après avoir révisé la formulation des principes actifs, recherché des fabricants (en priorité en Europe) ou encore redéfini la politique de prix. Son modèle reprend notamment celui d’une autre compagnie pharmaceutique française, Serb, spécialisée dans la médecine d’urgence et les maladies rares. Cette dernière avait elle aussi décidé d’ouvrir son capital à des fonds, d’abord au britannique Charterhouse, puis au suisse Partners Group et au français Mérieux Equity Partners.