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Continuer la lectureJolie augmentation pour Stéphane Courbit, Castex évite la HATVP, bonus pour France Télévisions... les télex de l’Informé
Les dernières brèves exclusives de la rédaction.
Publié : 13/05/2025 à 11:27
► Médias. Le groupe France Télévisions a vendu sa participation de 34 % dans la chaîne Planète+ Crime à Canal+ déjà propriétaire des 66 % restants. La cession a rapporté 2,2 millions d’euros de plus value puisque la valeur des parts avait été ramenée à zéro dans les comptes de l’entreprise publique. Sa présidente, Delphine Ernotte, candidate à sa propre succession pour un troisième mandat de cinq ans, a pu compter sur cette opération pour présenter un budget 2024 à l’équilibre. E.P.
► Télévision. Jolie augmentation pour Stéphane Courbit. L’an dernier, Banijay Group (ex-FL Entertainment), a versé à sa holding personnelle Lov Group Invest une rémunération de 24,7 millions d’euros. Soit une hausse de 23 %, après un premier bond de 18 % l’année précédente. Explication : ces émoluments sont indexés sur les résultats du groupe de production télé et de paris en ligne. Le pape de la téléréalité a droit à 2 % de la marge brute des jeux, plus 0,19 % du chiffre d’affaires de l’activité audiovisuelle, plus 1 % de son excédent brut d’exploitation. En outre, Banijay Group va verser, au titre de l’exercice 2024, 67 millions d’euros de dividendes à Financière Lov (dont Lov Group Invest détient 89 %). Parallèlement, Stéphane Courbit est aussi rémunéré par sa branche hôtelière (1,7 million d’euros de management fees pour Financière Lov, plus 220 000 euros de salaire de dirigeant pour Lov Group Invest en 2022). J. H.
► Entreprises publiques. Le projet de l’Élysée de nommer Jean Castex, aujourd’hui à la tête de la RATP, en tant que PDG de la SNCF pourrait se concrétiser à partir du 16 mai prochain. Ce sera en effet la date anniversaire de son départ de Matignon, il y a bientôt 3 ans. Après cette date, l’ancien premier ministre ne sera plus lié aux obligations édictées par la Haute autorité pour la transparence dans la vie publique (HATVP) le 18 octobre 2022. L’autorité avait validé son projet de nomination comme PDG de la RATP mais en émettant certaines réserves, dont l’interdiction pendant trois ans d’effectuer des démarches auprès des ministres qui étaient membres de son gouvernement. Surtout, elle jugeait que « l’exercice de toute nouvelle activité professionnelle (...) dans les trois ans suivant la cessation de ses fonctions gouvernementales devra faire l’objet d’une nouvelle saisine ». À partir du 16 mai, « Jean Castex n’est plus ‘‘conflicté’’ par ses anciennes fonctions politiques, indique un proche du dossier. Il n’est plus obligé d’obtenir un feu vert de la HATVP pour postuler à de nouvelles fonctions en dehors de la RATP. » Devant son conseil d’administration le 11 avril dernier, Jean Castex avait démenti se porter candidat à la présidence de la SNCF : « Je n’ai jamais écrit à l’Élysée ni à une autre autorité et je ne me porte pas candidat à la succession de Jean-Pierre Farandou ». Depuis, s’est renforcée l’hypothèse de sa nomination, même si elle ne serait pas sollicitée par le PDG de la RATP et en l’absence de toute participation au processus de recrutement officiel, mené par l’Agence des participations de l’État. Parmi les noms cités de la chasse de têtes, figurent en particulier ceux de Marie-Ange Debon, présidente de Keolis (filiale de la SNCF) et de Xavier Piechaczyk, président de RTE. T.M.
Par Emmanuel Paquette, Jamal Henni et Thierry Mestayer