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Médias - Culture

Claude François junior condamné pour la faillite de sa société

Le fils du célèbre chanteur écope de trois ans d’interdiction de gérer pour des fautes de gestion. Son projet de reprise du Moulin de Dannemois est plus que jamais sur la sellette.

Claude Francois Junior en 2024.
Claude Francois Junior en 2024. Vim / ABACA

« Aujourd’hui, je me sens mal aimé… Je suis le mal-aimé ». En cet automne 2026, Claude François junior pourrait être tenté d’entonner la complainte chantée par son père en 1974. Selon nos informations, le fils du célèbre interprète de variétés vient d’être condamné par les juges du tribunal des affai...

Claude François junior « a fait preuve dans la gestion de son entreprise d’une méconnaissance coupable des obligations qui s’imposent à un chef d’entreprise », tranche la décision que l’Informé s’est procurée. Principaux reproches retenus : l’absence de comptabilité pour la dernière année de sa société et une déclaration trop tardive de cessation de paiements qui a aggravé le passif. Mais les juges ont écarté une accusation plus grave, celle de détournement de sommes à son profit personnel : le grief « n’est pas démontré », indique le jugement.

Le tribunal a rejeté la mise en faillite personnelle demandée par le procureur. Mais en prononçant une interdiction de gérer ainsi que de « contrôler directement ou indirectement toute entreprise commerciale ou artisanale » pour trois ans, il obscurcit tout de même l’avenir de Claude François Junior. Car l’héritier a des ambitions pour la demeure historique de son père, le Moulin de Dannemois (Essonne). Aujourd’hui détenu par des admirateurs de Cloclo, la famille Lescure, le site abrite déjà un musée pour les fans. Mais Claude François Junior souhaite prendre les rênes du domaine et lui donner une autre ampleur en y adjoignant un hôtel haut de gamme.

À lire ses interviews dans la presse ces derniers mois, le projet est ficelé. Le rachat du moulin en est « au stade de la promesse de vente », déclarait-il à Gala en janvier. Le prix d’achat s’élève à 11 millions d’euros, auquel s’ajoutent « au moins 4,5 millions de travaux, qu’on aimerait pouvoir lancer en fin d’année », ajoutait-il auprès de Paris Match peu après.

En réalité, rien n’a été signé. Tout juste y a-t-il eu « un accord verbal sur les contours du projet de cession », en attendant la finalisation du financement du côté des héritiers du chanteur, nous confie Julien Lescure, fils de la famille propriétaire. Et le bouclage du dossier pourrait être compliqué par la décision du tribunal… même si Claude François Junior se dit confiant. Dans une réponse transmise à l’Informé via son avocate, il dit être « bien entouré pour mener le projet à bien ». Il considère « que l’essentiel est pour lui d’en porter et d’en garantir la vision, sans qu’il soit nécessaire d’en assurer lui-même la gérance ». Il indique aussi réfléchir à un éventuel appel de la condamnation.

Mais la famille Lescure n’est pas prête à céder le moulin de Dannemois dans n’importe quelle configuration : « Nous sommes vendeurs si et seulement si ce sont les enfants de Claude François qui l’acquièrent, précise Julien Lescure. Ce sont les plus légitimes pour que la propriété reste un lieu à la mémoire de l’artiste. Sinon, elle n’est pas à vendre. »

Rattrapé par de vieilles dettes
En plus de sa condamnation en France, Claude François junior pourrait connaître d’autres ennuis venant de Belgique, où il a longtemps résidé avant de se relocaliser au Portugal. Un attaché de presse belge lui réclame une vieille dette. Ayant travaillé sur la promotion du film Clo-clo en 2012, il n’aurait jamais été payé. Montant de l’ardoise, mentionné dans la procédure de liquidation de la société belge de Claude François junior ? Plus de 22 000 euros. « Il a touché cet argent du distributeur du film et ne me l’a pas restitué., explique l’attaché de presse à l’Informé. Pour un travailleur indépendant comme moi, c’est une somme importante. »
Très remonté contre Claude François Junior, avec qui il entretenait autrefois des relations amicales, il a repris des démarches pour réclamer son dû. Ces dernières semaines, il a multiplié les courriers. Et il se dit prêt à entamer une procédure pour obtenir gain de cause. Clo-clo fils assure « avoir proposé » à l’attaché de presse de lui régler sa prestation « il y a plus de dix ans », ce que ce dernier « aurait alors refusé » - un épisode que l’intéressé dément.