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Continuer la lectureImagerie médicale : le parisien IMPC (Bachaumont) intéresse la concurrence et les fonds
L’avenir de ce groupement réputé dans le sport de haut niveau (PSG, Stade français...) agite un secteur de la radiologie libérale en pleine métamorphose.
Tout le petit monde de la radiologie à Paris suit le dossier avec attention. Un acteur important dans la capitale, le groupement IMPC (Imagerie médicale Paris centre), cherche à ouvrir son capital à un acteur extérieur. Selon plusieurs sources, ses praticiens-associés ont confié à KPMG Corporate Finance le soin de mener les discussions avec les prétendants. Si des fonds d’investissement doivent logiquement se positionner, les concurrents d’IMPC devraient faire de même. Simago, un groupement qui avait accueilli à son capital le financier Ardian l’an dernier, est par exemple cité. Tout comme Excellence Imagerie, mastodonte du marché parisien à la tête de grands cabinets avenue Hoche et boulevard Haussmann, qui, lui aussi, pourrait bientôt accueillir un nouvel actionnaire, comme l’avait déjà révélé l’Informé. En revanche, les radiologues d’IMPC ne chercheraient pas à discuter avec des grands groupes de cliniques généralistes, que l’on dit à l’affût d’opportunités dans l’imagerie médicale. Le groupement connaît pourtant bien le numéro un français de l’hospitalisation privée, Ramsay, avec lequel il partage des autorisations d’exploitation d’équipements d’imagerie accordées par l’Agence régionale de santé (ARS).
IMPC enregistrerait un chiffre d’affaires d’environ 25 millions d’euros, pour un Ebitda de près de 9 millions. Un niveau de rentabilité qui devrait propulser sa valorisation au-delà de la barre des 100 millions d’euros. Intervenant aussi bien en imagerie conventionnelle et de coupe (examens courants) qu’en radiologie interventionnelle (pour guider un geste médical), le groupement dispose de 3 IRM, de 3 scanners et de 13 échographes… Il est à la tête d’une demi-douzaine de sites à Paris, le plus connu étant celui de la rue Bachaumont, dans le quartier du Sentier (2e arrondissement). IMPC a par ailleurs quelques spécialités maison : le cardiovasculaire, l’imagerie de la femme et de l’enfant… sans oublier l’ostéo-articulaire, un domaine qui lui a permis de tisser des liens de longue date avec le monde du sport de haut niveau. Sur son site Internet, le groupement revendique faire office de « consultant » auprès de fédérations et d’équipes de France (rugby, tennis, football, athlétisme, golf…) ou de clubs (PSG, Stade français…). Son savoir-faire est aussi utilisé lors de tournois internationaux comme Roland-Garros.
Après s’être intéressés aux cliniques et l’analyse médicale, les fonds sont récemment arrivés dans la radiologie, un marché qui pèserait en France entre 5 et 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an. A l’origine de leur engouement ? Une tendance démographique favorable (vieillissement de la population, développement des maladies chroniques) et l’accent mis par les autorités sanitaires sur la prévention médicale. Les investisseurs apprécient aussi la filière pour ses fortes barrières concurrentielles à l’entrée, les autorisations d’ouvrir des IRM et des scanners par les ARS restant fortement limitées. Surtout, les fonds misent sur une course à la croissance externe et les bénéfices qui vont de paire : leurs participations absorbent à tour de bras des cabinets indépendants pour quadriller le territoire et mutualiser certains coûts. Les gisements d’acquisitions semblent encore énormes : ensemble, les cinq plus gros réseaux n’avaient qu’une part de marché légèrement supérieure à 5 % en France.