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Santé

Cancérologie : la vente d’Amethyst entre dans la dernière ligne droite

Deux investisseurs et un autre acteur du secteur se sont positionnés sur ce réseau qui compte 18 centres en Europe dont 6 en France. La transaction pourrait atteindre plusieurs centaines de millions d’euros.

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L’heure du verdict approche pour Amethyst. Comptant 18 centres en France, au Royaume-Uni, en Italie et en Europe de l’Est, ce groupement spécialisé dans la cancérologie et dans la radiothérapie cherche activement, depuis fin 2024, un nouvel actionnaire, comme l’avait révélé l’Informé. Le processus d’enchères piloté par Goldman Sachs a atteint le stade du deuxième tour avec, selon nos informations, trois candidats en lice. En l’occurrence, deux investisseurs font face à un autre réseau de cancérologie.

Du côté des financiers, se trouvent TPG et Fremman Capital, deux acteurs qui n’ont pas forcément l’habitude de s’intéresser aux deals de même taille. Pionnier du private equity, le premier reste l’un des plus grands investisseurs de la planète tandis que son concurrent, né il y a cinq ans, cible plutôt le marché « mid-cap » (son premier fonds faisait une taille de 1 milliard d’euros à son closing en 2023). Avec Amethyst, TPG est loin d’être en terre inconnue. En 2023, l’investisseur américain a en effet pris une participation majoritaire dans OneOncology, un réseau de cancérologie implanté outre-Atlantique - qu’il a valorisé 2 milliards de dollars. Fremman Capital, lui, n’a pas de participation dans la cancérologie bien qu’il s’intéresse de près aux services de santé : il est l’actionnaire en Espagne du réseau d’imagerie médicale HT Medical ainsi que de l’agence britannique Medinet, spécialisée dans le recrutement de professionnels hospitaliers.

Quant au troisième prétendant au rachat d’Amethyst, il s’agit d’Ergéa, l’un des plus gros réseaux de centres de cancérologie et de radiothérapie en Europe et dont le siège se situe au Luxembourg. Contrôlé par le fonds d’infrastructures DWS, ce groupement dispose d’une quarantaine de sites répartis entre l’Allemagne, le Royaume-Uni, et l’Italie. Une acquisition d’Amethyst serait une opération d’envergure pour cet acteur, puisque la cible ferait état d’un Ebitda proche des 40 millions d’euros, qui permet d’envisager une transaction à plusieurs centaines de millions d’euros. Elle lui permettrait d’entrer dans de nouveaux pays dont la France.