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Continuer la lectureBFM : un appel à la grève lancé pour ce jeudi
Les équipes des chaînes locales ont voté ce 18 décembre en faveur d’une mobilisation après l’annonce de la fermeture de BFM Paris.
C’est un cadeau de Noël anticipé dont se serait bien passé Rodolphe Saadé. Demain, le patron fera face à sa première grève depuis son rachat de BFM et RMC en juillet dernier. Interrogées suite à une assemblée générale tenue ce 18 décembre au midi sur la pertinence ou non d’une mobilisation ce jeudi 1...
Le mouvement intervient alors que la fermeture de la chaîne BFM Paris a été actée il y a peu. Inquiets à leur tour pour leurs emplois, les salariés des autres chaînes régionales réclament à la direction qu’elle s’engage à ne pas supprimer leurs antennes sur les deux prochaines années. Ensuite, les équipes réclament la reprise des négociations sur le temps de travail des BFM locales, dénonçant la lenteur du processus et la suppression de plusieurs réunions prévues. Enfin, le SNJ et la CGT, syndicats à l’origine de la mobilisation, demandent que l’accord proposé aux salariés de BFM Paris, dont le sort est déjà scellé, prévoit des conditions de sorties « plus favorables que la clause de cession ».
La mobilisation arrivera à un bien fâcheux moment : les chaînes BFM Lyon ainsi que BFM Alsace doivent proposer demain une soirée spéciale, dédiée à leur retour sur la TNT. Pour l’occasion, de grands pontes locaux sont invités sur chacune des antennes, qui doivent recevoir également la visite de plusieurs membres de la direction. Le directeur général délégué du groupe Benoit Tournebize est ainsi attendu à Strasbourg pour l’occasion, quand Nicolas de Tavernost, PDG du groupe RMC BFM, et le directeur général de l’information Jean-Philippe Baille doivent se rendre à Lyon.
Dans un communiqué interne envoyé en début d’après-midi aux salariés, peu après l’AG, Nicolas de Tavernost a bien tenté d’apaiser les tensions, expliquant que le projet des locales était « structurant pour le groupe », et que le réseau des 9 chaînes serait « préservé et renforcé ». « Aucune autre fermeture n’est envisagée », a assené le patron. Aussi, concernant la fermeture de BFM Paris, l’ex-taulier du groupe M6 a assuré que l’objectif était bien de « préserver 100 % des emplois en proposant aux salariés [...] des mobilités au sein du groupe ». Des mots qui n’auront donc pas suffi à calmer la grogne.