Offrez un coup d’avance à vos collaborateurs

Médias - Culture

Arthur repart bredouille de son procès contre Cyril Hanouna

L’animateur de TF1 reprochait à son rival d’avoir nui à ses affaires en le prenant pour cible à plusieurs reprises dans Touche pas à mon poste !.

Photo
IAN LANGSDON / POOL / EPA-EFE

Ce 9 juin, Cyril Hanouna s’est fendu d’un inhabituel compliment sur Twitter à l’égard de son meilleur ennemi, Arthur, et de sa nouvelle émission de divertissement sur TF1. « Les chéris je vais vous dire la vérité je kif #TheWheel ça fait du bien de voir un peu de nouveautés c frais ! ». Une tentative de réconciliation avant une importante échéance ? Car, comme prévu, ce 4 juillet, le tribunal de commerce de Paris vient de rendre son verdict dans une affaire opposant le bateleur de C8 à l’animateur star de la Une.

Le présentateur de Vendredi tout est permis, au travers de sa société de production Satisfaction, lui réclamait 13,6 millions d’euros pour « dénigrement et manœuvres déloyales », comme l’avait révélé l’Informé. La raison ? Des sujets peu flatteurs diffusés dans Touche pas à mon poste ! sur C8. Pas moins de 33 séquences de TPMP ont été versées aux débats : des témoignages d’anciennes candidates des Anges de la téléréalité dénonçant les conditions de tournage du programme, un sketch sur les mauvais résultats de District Z... « Ces dénigrements caractérisés d’Arthur portent sur (…) sa perte d’audience, l’échec économique croissant de ses productions, et la “ ringardise ” de son style qui en ferait un animateur du passé n’ayant plus d’avenir sur les grandes chaînes de télévision ».

Pour lui, les attaques répétées dont il est l’objet dans l’émission de C8 sont, en réalité, celles d’un concurrent cherchant à le déstabiliser. Car TPMP est produit par Banijay, un rival féroce de Satisfaction, gros fournisseur d’émissions de flux, de Koh Lanta à N’oubliez pas les paroles. Arthur estime donc que l’objectif réel de son meilleur ennemi est de nuire à son activité de producteur.

Il l’accuse « d’avoir mis en place depuis plusieurs années un système de dénigrement, systématique, organisé, et régulier », qui aurait démarré en 2014. Et ce n’est pas tout. L’animateur de la Une ajoute que « Cyril Hanouna s’est livré à des actes de concurrence déloyale par un appel à boycott des émissions produites par Satisfaction et/ou animées par Arthur », et serait intervenu pour « interrompre des relations établies, ou empêcher la concrétisation de négociations en cours (...) avec Banijay et Canal+ ». Un exemple ? L’arrêt de la collaboration avec l’émission William à midi, présentée par William Leymergie sur C8 lors du rachat de son producteur Enibas par Arthur.

De son côté, Cyril Hanouna a mis en avant « la liberté d’expression et de ton reconnue aux médias » et « le droit à la libre critique de la presse ». Finalement, le juge a rendu un jugement mi-figue mi-raisin. Il a admis que la société H2O (qui produit TPMP) était bien coupable de dénigrement. Mais il n’a accordé aucun dommage et intérêt à Arthur - hormis 40 000 euros pour rembourser ses frais d’avocats. Il a souligné que « l’argumentation développée par Satisfaction ne peut suffire à établir les faits allégués qui ne peuvent être en la circonstance que des soupçons, en l’état, non étayés ». Et d’ajouter « qu’aucun élément comptable, financier ou tangible et pouvant avoir une valeur probante sur la réalité et le montant du dommage allégué » n’a été mis en avant.

L’affaire n’est pas terminée pour autant car les deux parties peuvent encore faire appel. Contacté, le porte-parole d’Arthur n’a pas souhaité faire de commentaires tandis que celui de Cyril Hanouna n’a pas encore répondu à nos sollicitations.