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Continuer la lectureUne start-up immobilière soutenue par Sébastien Chabal plaquée au tribunal de commerce
La société lyonnaise Promy, intermédiaire entre les promoteurs et les particuliers vendeurs de terrains, vient de déposer le bilan.
Le soutien « massif » de Sébastien Chabal n’aura pas suffi… Il y a trois ans, le plus célèbre des barbus de l’ovalie prêtait son image dans des spots de pub télé pour vanter les services de la société Promy. Le grand costaud faisait mine de s’étonner devant la qualité du service offert par la start-u...
En 2018, année de sa création, la jeune pousse avait pourtant été lancée avec de grandes ambitions par Romain Solenne. Ce serial entrepreneur - fondateur notamment de l’opérateur Aladin Telecom, puis ex-franchisé chez Guy Hoquet - envisageait tout bonnement de révolutionner le marché de la promotion et de la construction immobilière, en permettant aux acteurs d’accéder partout en France via sa plateforme, à des terrains mis en vente par des particuliers. Pour les particuliers - vendeurs, le site permettait, grâce à diverses bases de données mises à disposition, de valoriser gratuitement les terrains (en déterminant leurs prix, la constructibilité…) Pour les professionnels, l’atout premier était d’accéder plus facilement aux offres disponibles localement en faisant l’économie de lourds coûts de prospection…
Sébastien Chabal a pris 5 % du capital
Très vite, l’entreprise avait d’ailleurs séduit plusieurs investisseurs, dont Sébastien Chabal, qui selon Cfnewsimmo, avait obtenu dès 2022, 5% du capital de la société en échange de son image. Et en 2023, dernier exercice publié, l’entreprise avait engrangé près de 2 millions de revenus (l’essentiel de son chiffre d’affaires étant tiré des commissions reversées par les professionnels ayant obtenu un terrain).
Mais la suite ne s’est pas vraiment passée comme prévu. Confrontée à l’hécatombe des promoteurs et des constructeurs - dont beaucoup ont été contraints de mettre la clé sous la porte en raison de la hausse des matières premières et de la chute de leurs ventes -, la start-up a du même coup perdu l’essentiel de son marché… « Le coup d’arrêt de l’activité de la construction a mis à l’arrêt notre activité, reconnaît Romain Solenne auprès de l’Informé. À ce jour, nous avons un million d’euros de créances à recouvrir auprès des promoteurs-constructeurs. » Certains gros clients - comme Alila ou Capelli qui ont été liquidés depuis - ne paieront d’ailleurs jamais leurs dus…
Mise en difficulté, la société aurait parallèlement accumulé près de 500 000 euros de dettes, selon ses propres aveux. À l’origine de la saisie qui a conduit à la mise en redressement judiciaire, l’Urssaf Rhône-Alpes lui réclamait ainsi un peu plus de 66 000 euros de cotisations impayées à la société. En juin dernier, l’entreprise a aussi été condamnée par le tribunal judiciaire de Lyon à honorer 88 816 euros de loyers impayés à son bailleur.
Mais malgré sa mise au tapis, Romain Solenne veut encore croire en son modèle. « La base de données unique que nous avons constituée permet aussi à des particuliers d’estimer et de valoriser des appartements ou des maisons (exposition au bruit, à la pollution de l’air…) qu’ils veulent mettre en vente ou en location. Une offre qui pourrait intéresser à l’avenir de nouveaux clients : agents immobiliers ou portails d’annonces », poursuit-il. Selon ce dernier, trois acteurs immobiliers de premier plan - dont un français - se seraient déjà positionnés pour reprendre l’activité à la barre du tribunal.
Les essais ratés de Sébastien Chabal dans le business
Ces derniers temps, l’ex-star du rugby tricolore a essuyé quelques déconvenues en affaires. En mai dernier, sa société Vivacity, qui proposait des équipements de gym et de musculation connectés, a ainsi été radiée. Fin 2023, l’ex international avait aussi été contraint de fermer son restaurant, Au champ du Coq, établissement qu’il avait ouvert à Meyzieu, à quelques kilomètres de Lyon : selon Le Progrès, le bâtiment, dont Chabal est toujours propriétaire avec un autre ex-rugbyman - Lionel Nallet -, vient d’accueillir l’ouverture d’un Burger King. L’hôtel des lumières, ouvert dans la même ville par les deux associés, est quant à lui toujours en activité. Contacté par le biais de cet établissement, Sébastien Chabal n’a pas répondu à nos sollicitations au moment où nous avons publié.