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Grande conso

Les boulangeries La Panetière cherchent un nouvel investisseur

Omniprésent dans le Sud-ouest, ce réseau de 200 boulangeries est l’une des plus grosses enseignes françaises du secteur. Le fonds Initiative & Finance prépare son départ du capital.

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SILAS STEIN / dpa Picture-Alliance via AFP

Difficile de louper ses boulangeries lorsque l’on sillonne les régions Aquitaine et Occitanie. A l’échelle nationale, et en comptant également son autre enseigne Secrets de pains, La Panetière serait même le quatrième réseau du secteur derrière Marie Blachère, Paul et Ange selon une étude du conseil ...

L’opportunité d’investir dans le secteur n’attire pas que les fonds. Teract l’a par exemple montré fin 2022 en s’offrant la majorité du capital d’une autre enseigne de boulangerie, Louise. Aujourd’hui surtout présent dans la jardinerie (Jardiland, Gamm Vert, Delbard…), le groupe de distribution contrôlé par la coopérative Invivo voit dans l’opération une étape de sa montée en puissance dans l’alimentaire. Plus surprenant, le dossier Louise avait aussi suscité les convoitises de Lov Group, la structure d’investissement de Stéphane Courbit. L’homme d’affaires venu du monde du divertissement pouvait néanmoins faire valoir à son actif une autre opération dans le secteur - quoique sur un segment différent - le rachat de Ladurée, qu’il a bouclé en 2021.

Si les boulangeries indépendantes dominent encore largement le paysage concurrentiel, les chaînes ont réussi à se forger une part de marché non négligeable. L’étude de Food Service Vision estimait que les 39 réseaux présents sur le territoire français pesaient plus de 2 milliards de chiffre d’affaires en 2021 (avec 2 200 points de vente), soit 15% d’une filière qui génère 13,2 milliards d’euros de recettes. Les dix plus grosses chaînes cumulent à elles seules plus de 1,7 milliard d’euros de revenus. Elles sont a priori mieux armées pour pallier le climat inflationniste actuel, alors que jongler avec la flambée du coût de l’énergie n’est pas une mince affaire pour les petites boulangeries.

Le chiffre d’affaires de La Panetière, lui, serait actuellement compris entre 65 et 70 millions d’euros, pour une marge d’Ebitda estimée à environ 20 %. L’enseigne exploite en direct une petite majorité de ses 200 boulangeries, le reste l’étant en franchise. Pour coller davantage aux attentes des consommateurs, l’entreprise a entamé le virage vers une offre plus artisanale, en développant notamment le concept La Panetière Atelier dans les zones périurbaines : la pâte est aujourd’hui préparée sur place dans une cinquantaine de ses points de vente. Le groupe prend ainsi un peu de distance avec le modèle du « terminal de cuisson » sur lequel il avait misé à ses débuts.