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Continuer la lectureLa coopérative Arterris mise sur La Panetière pour percer dans la boulangerie
À l’image d’InVivo et sa filiale Teract chez Louise, le groupe agricole veut se renforcer sur le secteur en prenant le contrôle d’une enseigne majeure.
Sur un marché de la boulangerie en pleine concentration, Arterris compte bien muscler son jeu. Aujourd’hui à la tête d’une poignée de boutiques seulement, la coopérative agricole de Castelnaudary (Aude) s’apprête à investir dans deux réseaux de poids, regroupant environ 200 points de vente ensemble :...
Très présente dans le monde céréalier, des semences et de l’élevage, Arterris sort d’un exercice 2023 qui lui a donné du grain à moudre, sur fond de sécheresse et de mauvaises récoltes. Son Ebitda a reculé à 17 millions d’euros (contre 25 millions un an plus tôt), le chiffre d’affaires étant resté stable à 1,2 milliard d’euros. En réaction, la coopérative cherche à mieux sécuriser ses débouchés, ce qui se traduit par la volonté de négocier de meilleurs contrats avec des industriels… Mais aussi par le développement de son petit pôle distribution. Arterris totalise 56 millions d’euros de chiffre d’affaires dans cette activité essentiellement via une trentaine de boutiques Gamm Vert et des magasins alimentaires spécialisés dans les circuits courts et les produits du terroir (Les Fermiers Occitan, MO Marché Occitan, Larroque…). Avec La Panetière, Arterris marchera dans les pas d’un autre acteur du monde agricole et agro-alimentaire, InVivo. Ce dernier a pris en 2022 le contrôle d’un autre réseau de boulangeries, Louise, via le groupe de distribution Teract.
De son côté, La Panetière est un acteur qui compte sur son marché, bien que très concentré dans le Sud-Ouest. Une étude du conseil en stratégie Food Service Vision le classait en 2021 comme la quatrième chaîne de boulangeries-pâtisseries en termes de ventes sous enseigne. Derrière Marie Blachère, Paul et Ange, mais devant Eric Kayser, Feuillette et Louise. Si Occipain ne dépose pas ses comptes, des sources évoquent l’an passé un chiffre d’affaires proche de 70 millions d’euros. Avec ses deux réseaux, le petit groupe compte des adresses dans de grandes agglomérations (Toulouse, Montpellier, Bordeaux…) comme dans des zones plus rurales. Une courte majorité des boutiques est exploitée en propre, le reste ayant été ouvert en franchise. Pour coller davantage aux goûts des consommateurs, l’entreprise a entamé le virage vers plus d’artisanal, notamment via le concept La Panetière Atelier dans les zones périurbaines où la pâte est préparée sur place. Le groupe prend ainsi un peu de distance avec le modèle du « terminal de cuisson » sur lequel il avait misé à ses débuts.
Contactés, Arterris et Initiative & Finance n’ont pas répondu aux sollicitations de l’Informé.