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Grande conso

Cerné par les poursuites, Indexia (ex-SFAM) appelle Julien Courbet à la rescousse (Vidéo)

On ne s’attendait pas à le voir là : le monsieur anti-arnaques de RTL et M6 est intervenu dans un séminaire du groupe Indexia… poursuivi pour de multiples abus. L’Informé récupéré la vidéo, où l’animateur parle de simples « petits couacs ».

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En cette fin d’après-midi, les centaines de salariés d’Indexia réunis en séminaire au palais des congrès de Barcelone attendent impatiemment de découvrir qui sera l’invité-surprise promis par Jean-Pierre Galera, leur directeur général adjoint. Quand soudain apparaît sur l’écran géant le visage de Jul...

Ces dernières années, Indexia (ex-SFAM) fait en effet surtout parler d’elle pour les milliers de plaintes de clients dont elle fait l’objet. Le plus souvent, les victimes ont été piégées à l’occasion de l’achat d’un smartphone ou d’une tablette : elles se retrouvent abonnées malgré elles à des services payants (assurance, programme de cashback, création de sites Internet…) dont elles peinent ensuite à stopper les prélèvements. La situation est telle qu’en avril, le régulateur du secteur a interdit au groupe de Romans-sur-Isère de vendre des assurances, son activité historique. Plusieurs de ses boutiques Hubside ont baissé le rideau, parfois pour cause d’impayés de loyers. Les effectifs de l’entreprise fondent, à coups de licenciements individuels et de ruptures conventionnelles : 71 ex-salariés du site Indexia de Roanne, s’apprêtent à déposer un recours aux prud’hommes jeudi 19 octobre. Surtout la date de son procès pour pratiques commerciales trompeuses est désormais fixée : ce sera à partir du 27 mai 2024. Chose rare, un syndicat représentant les salariés, la CFDT, s’est joint à la procédure : il estime que les abus envers les clients ont dégradé les conditions de travail des employés et menacent aujourd’hui leur emploi.

Des « petits couacs » ou des gros abus ?

En ce 9 décembre 2022, Julien Courbet préfère de son côté relativiser : « Moi je passe mon temps à appeler Amazon [dans mon émission] : toutes les semaines, on les appelle ! (…) Le tocard qui n’a plus que deux clients, je ne l’appellerai jamais, statistiquement. Donc ça veut dire que ça bouge chez vous et qu’il y a parfois des petits couacs. Tout ce que demande le client, c’est que ce couac-là, on le répare. »

Interrogée aujourd’hui par L’Informé, la direction d’Indexia explique avoir invité l’animateur à partager avec ses équipes « sa vision du service client en tant que spécialiste des sujets de consommation ». Julien Courbet ajoute : « Je ne leur ai pas dit : vous êtes formidables. Je leur ai dit de ne pas prendre les gens pour des imbéciles. »

Pourtant certains salariés se sont émus de son discours, assez éloigné des pratiques réelles d’Indexia. « Le client comprend qu’il y ait des retards, a assuré l’animateur. La seule chose qu’il ne veut pas (…), c’est qu’on le prenne pour un imbécile. Ce qui me remonte [des clients en litige avec Indexia], c’est : on me dit que c’est en cours, mais ça fait trois mois, c’est le 5e interlocuteur… C’est juste ça qu’il faut éviter. Après la vie est belle, vous faites des affaires ! ». « Trois mois ? s’étrangle une salariée en contact avec les clients. Le délai des réclamations chez nous est plus souvent de l’ordre de douze mois ! »

À l’antenne, Courbet assure ne pas épargner Indexia

L’animateur réfute toute mansuétude envers l’entreprise : « Depuis la création de mon émission sur RTL, on a traité au moins une vingtaine de cas d’auditeurs se plaignant d’Indexia. Et nous continuons à en faire, avec le même traitement que les autres. Il y en a d’ailleurs encore un de prévu prochainement.  » Julien Courbet l’assure : il n’a pas été rémunéré pour sa courte intervention, « pas même un cadeau ni un repas au restaurant », tient-il à préciser.

Un passage chez Courbet à 100 000 € ?

Dans son intervention chez Indexia, Julien Courbet vante l’intérêt, pour un patron d’entreprise, de répondre dans son émission : si le litige évoqué est reconnu, assumé comme un raté et réglé, le passage à l’antenne est bénéfique en terme d’image. Selon l’animateur, « une grande boîte du CAC40 », qu’il ne nomme pas, a fait chiffrer ce bénéfice : il équivaudrait « à près de 100 000 € » en achats de spots de pub.