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Continuer la lecturePierre Baelen cherche à faire entrer un nouvel actionnaire dans son pôle logiciels
La holding familiale de cet ancien d’HSBC espère convaincre un financier d’investir dans SoftNext, qui rassemble la trentaine d’éditeurs de logiciels qu’elle a rachetés depuis 2017.
Il s’est bâti un petit empire familial complètement à l’abri des regards. Depuis une vingtaine d’années, Pierre Baelen, un ancien banquier d’HSBC, a racheté des dizaines de PME qui, ensemble, pèseraient plus de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires. Sa holding Groupe Baelen est ainsi présente dans des métiers aussi divers que les équipements pour les cuisiniers professionnels, la distribution de pièces détachées et de fournitures industrielles, le diagnostic immobilier, le génie électrique… Sans oublier les logiciels pour entreprises, un métier pour lequel l’homme d’affaires semble en particulier nourrir de grands espoirs. Selon nos informations, il cherche effectivement à attirer un nouvel actionnaire chez SoftNext, l’entité qui rassemble ses activités dans le secteur. Il a chargé la banque d’affaires Arma Partners de trouver un investisseur prêt à en soutenir le développement. Le cabinet Alvarez & Marsal aurait quant à lui été chargé de préparer les audits financiers préalables aux négociations (les « vendor due diligences »).
SoftNext a été constitué en 2017 à l’occasion du rachat par Groupe Baelen de Cogilog, une suite logicielle utilisée pour la gestion d’entreprises (ce qui s’appelle, dans le jargon, un ERP). La holding y a adjoint une kyrielle d’autres petites acquisitions, avec une nette accélération depuis cinq ans. Objectif : mettre en commun les fonctions de support et de développement des éditeurs tombés dans son escarcelle. Dans le périmètre de SoftNext, on trouve ainsi des logiciels très hétéroclites : Fraudbuster permet de lutter contre la fraude à la carte SIM, Omniris est utilisé pour les réservations dans l’évènementiel, Lisa/Logitrack sert à gérer des stocks et des flux de marchandises, Clarisys s’adresse aux laboratoires de biologie médicale, Altinae est dédié aux orthophonistes, CoolPaie sert à payer les intermittents du spectacle, etc. Les logiciels de SoftNext sont classés en huit pôles : ERP, « experience management » (relation-client, collecte et analyse de données…), communication, télécom-médias, loisirs, grande distribution, santé et immobilier. Si SoftNext ne publie pas ses comptes, certaines sources font néanmoins état d’un Ebitda proche des 30 millions d’euros, soit une taille qui devrait en théorie lui permettre d’attirer des investisseurs d’un beau calibre.