Offrez un coup d’avance à vos collaborateurs

Tech - Télécom

« Pas d’IA sans les femmes » : une rencontre à l’Élysée en décembre

Cette réunion précédera le grand événement sur l’intelligence artificielle organisé par Emmanuel Macron en février où plusieurs chefs d’État sont attendus.

Photo
XOSE BOUZAS / Hans Lucas via AFP

C’est l’un des grands rendez-vous attendus par l’Élysée en 2025. Après Londres en octobre 2023 puis Séoul en 2024, Paris accueillera en février prochain de nombreux chefs d’État étrangers invités par Emmanuel Macron au sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle. Au menu des discussions : l’...

Mais en amont, dès le 5 décembre, un événement commun entre le think tank la Villa Numéris et le Network for Women in Leadership Europe, présidée par l’avocate Thaima Samman, se tiendra à l’Élysée a appris l’Informé. Sur le thème de « No AI without women » (pas d’intelligence artificielle sans les femmes), cette demi-journée sera consacrée à l’apport des femmes dans cette révolution technologique, sur le plan de la recherche comme sur les questions éthiques. Cette rencontre sera placée sous le patronage d’Anne Bouverot, envoyée spéciale pour le sommet IA nommée par Emmanuel Macron. Au côté de cette ancienne directrice générale de la GSMA (l’association mondiale des opérateurs de télécommunications mobiles) et ex-PDG de Morpho, plusieurs figures du secteur seront présentes : Simona Paravani-Mellinghoff, responsable des investissements chez BlackRock, Sasha Luccioni, chercheuse en IA et climat chez Hugging Face et à l’université McGill de Montréal, présente dans le classement des 100 personnalités les plus influentes de l’IA du magazine Time, Dara Treseder, responsable marketing de l’éditeur de logiciels professionnels Autodesk, ou encore Marie-Aude Aufaure, PDG de la société de conseils et de formation Datarvest.

Dans son étude annuelle de 2023 sur les inégalités entre les hommes et les femmes dans le monde, le Forum économique mondial souligne que la gent féminine ne représentait que 30 % des effectifs travaillant dans ce domaine. Une telle sous-représentation peut engendrer des biais de genre sur la conception et l’entraînement des modèles qui auront des impacts sur le fonctionnement de la société. De quoi inquiéter davantage encore sur les conséquences de l’IA.

Dans une lettre ouverte publiée en juin dernier, des salariés d’OpenAI et de Google DeepMind, actuels ou passés, cherchaient à avertir des dangers. « Nous croyons au potentiel de l’IA pour apporter des bénéfices jamais vus pour l’humanité. Nous comprenons aussi tous les graves risques engendrés par ces technologies, écrivaient-ils. Ces risques vont de l’enracinement des inégalités existantes, à la manipulation de l’information et à la désinformation, en passant par la perte de contrôle des systèmes d’IA autonomes entraînant potentiellement la fin de l’humanité. Les entreprises d’IA reconnaissent ces risques tout comme les gouvernements du monde entier et les experts du secteur. »