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Ardian espère toucher le pactole en revendant le spécialiste des datas Artefact

La firme de la place Vendôme, ici associée à Cathay Capital, accompagne l’ETI parisienne depuis sa sortie de la Bourse en 2021. Cette dernière compte notamment Cédric O comme membre indépendant de son conseil de surveillance.

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Miha Creative - stock.adobe.com

Il y a quatre ans, Artefact sortait de la Bourse pour changer de dimension et espérer retrouver de la flexibilité. Un souhait que l’ETI parisienne, spécialisée dans l’analyse des données et les services de conseil, a pu réaliser grâce à une OPA menée par Ardian sur la base d’une valorisation des actions de 328,9 millions d’euros. Aujourd’hui, la firme de la place Vendôme, accompagnée par Cathay Capital, entend solder son parcours et fait travailler toute une palette de conseils pour préparer le terrain.

Selon nos informations, l’audit de cession stratégique a été confié à McKinsey, tandis que le volet financier a été accordé à Alvarez & Marsal. Ardian est aussi accompagné par JPMorgan, qui sera chargé d’animer l’enchère, et par le cabinet d’avocats d’affaires Latham & Watkins. Objectif : parvenir à une cession avant la trêve estivale, sur la base d’un prix d’au moins 1,3 milliard d’euros, a appris l’Informé. Avec une préférence pour un fonds… probablement anglo-saxon, aux vues des ambitions d’Artefact sur le marché américain.

Créée en 2014 par Vincent Luciani et Guillaume de Roquemaurel, l’entreprise parisienne pèse désormais sur la scène européenne. Selon nos informations, elle prévoit de boucler l’année sur un Ebitda de l’ordre de 60 millions d’euros. « La vente devrait être bouclée d’ici la trêve estivale et devrait aussi permettre à Guillaume de Roquemaurel d’organiser sa sortie partielle, souffle un proche du dossier. En revanche, Vincent Luciani devrait conserver les commandes opérationnelles. »

Artefact a changé de dimension en 2016 en se mariant à l’agence digitale Netbooster, cotée en Bourse. Depuis, elle travaille pour près d’un milliers de clients, dont un certain nombre de grands groupes, comme BNP Paribas, L’Oréal, Orange, Accor, Riyadh Air, Legrand, OVHCloud… Dans les faits, elle leur propose des outils de détection de tendance par l’IA, d’automatisation des centres d’appels, des solutions de marketing digitales ou d’analyse de données.

Elle emploie près de 1 700 salariés sur ses 31 bureaux répartis dans 25 pays. Il y a deux ans, elle a gagné en visibilité en nommant Cédric O membre indépendant de son conseil de surveillance. L’ex-secrétaire d’Etat au numérique est déjà cofondateur non exécutif et conseiller de Mistral AI, la pépite tricolore de l’IA générative.