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Médias - Culture

Secrets d’histoire épinglé, la vente d’Atlantic en suspens, coupes chez Eurofins... les télex de l’Informé

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Publié : 19/06/2024 à 14:09 - Mis à jour : 20/06/2024 à 15:04

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QUENTIN TOP / Hans Lucas via AFP

► Audiovisuel. L’émission Secrets d’histoire vient d’être mise en cause pour contrefaçon par le tribunal judiciaire de Paris. Le litige concernait l’utilisation d’extraits d’un téléfilm retraçant la vie de Madame de Maintenon, ultime épouse de Louis XIV, L’allée du roi. À l’origine de cette reconstitution, la société Ciné Mag Bodard avait assigné en justice France Télévisions, sa filiale France Télévisions Distribution et la Société européenne de production (SEP), aux manettes de l’émission de Stéphane Bern. Si un accord signé en 2008 autorisait bien la reprise d’extraits, Ciné Mag Bodard en dénonçait une utilisation contrefaisante. En cause ? La rediffusion des Secrets d’histoire intégrant les scènes du film, leur présence sur des plateformes de vidéos à la demande comme secretsdhistoire.tv, mais aussi leur vente en DVD. La société de production réclamait en tout près de deux millions d’euros pour réparer son préjudice, mais le tribunal lui a finalement alloué près de 370 000 euros. Une somme qui devrait être versée uniquement par la SEP : dans leur argumentaire, les sociétés de France Télévisions ont fait valoir la garantie qui leur était contractuellement due par la SEP et le tribunal a également accédé à cette demande. N.M.

Private equity. Le fabricant vendéen de chauffe-eaux et de pompes à chaleur Atlantic peine à séduire les investisseurs. Co-actionnaire de l’entreprise aux côtés de la famille Radat, le clan Lamoure cherche à céder sa participation de 49 % sans trop de succès pour l’instant, malgré tous les efforts de Jean-Marie Messier, mandaté par les vendeurs il y a maintenant près d’un an. Le fonds CVC continue d’échanger avec le groupe dans l’espoir de trouver un accord dans les prochains mois. « Reste qu’à ce stade, aucune négociation exclusive n’a été signée, souligne un proche du dossier. La famille Lamoure est déçue car la valorisation du groupe est quasiment deux fois moindre qu’anticipé. » Initialement, un chiffre estimé à plus de 4,5 milliards d’euros était attendu, comme l’avait révélé l’Informé en mai 2023. A.B.

►Agroalimentaire. Eurofins sabre dans les effectifs français de ses services centraux. Le groupe tricolore d’analyses (agroalimentaire, pharmacie, biologie) a décidé d’installer au Portugal un centre de services dédiés à la comptabilité transactionnelle qui travaillera pour plusieurs pays du groupe. Résultat, il réduit les équipes dédiées dans l’Hexagone. Sur les deux entités concernées (Eurofins NSC Finance France à Nantes et Eurofins Clinical Diagnostics France à Lyon), il a prévu une rupture conventionnelle visant 47 postes (sur 136 au total), soit un tiers de l’effectif. Une autre entité (Eurofins NSC Développement France), elle en charge de la comptabilité générale, n’est pas touchée par ce mouvement. Spécialiste du découpage de l’activité en de nombreuses filiales, Eurofins justifie en interne la mise en place de ce centre portugais par « un environnement de marché incertain, réglementé et marqué par des pressions croissantes sur les prix », qui nécessite d’améliorer les performances actuelles. Contactée par l’Informé, l’entreprise nous a indiqué ne pas avoir de commentaire particulier à faire sur ces accords de rupture conventionnelle collective.

Noah Moulinet, Aroun Benhaddou, Morgan Leclerc.