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Continuer la lectureCristina Cordula échoue à faire condamner Facebook
L’animatrice star de M6 réclamait de lourds dommages et intérêts au réseau social, qui, malgré ses demandes, n’avait pas supprimé de comptes utilisant, selon elle, son image.
C’est une affaire loin d’être « Magnifaïk » pour Cristina Cordula. La célèbre animatrice des Reines du Shopping vient de perdre une bataille juridique contre Facebook. Le 30 novembre dernier, la Cour d’appel de Paris a confirmé en tout point le jugement de première instance du Tribunal judiciaire de Paris, qui lui était déjà défavorable. En cause : des profils Facebook litigieux, « [usurpant] son identité » et utilisant « de manière illicite les attributs de sa personnalité et de son image » selon elle. Sans donner plus de détails sur leur contenu, la vedette dénonçait le maintien en ligne de ces profils malgré ses demandes répétées de suppression. Face au silence de la plateforme, l’ancienne mannequin brésilienne avait saisi le juge des référés en 2018 pour faire clôturer ces comptes, sans succès.
Elle a donc par la suite assigné le site devant le Tribunal judiciaire, estimant que le réseau social, de par sa qualité d’hébergeur, avait « commis une faute de nature à engager sa responsabilité [...] en ne retirant pas promptement des contenus qu’[il] savait illicites et dont l’existence lui avait été notifiée ». Le tout, en réclamant 20 000 euros de dommages et intérêts en réparation de son préjudice...
Le tribunal judiciaire de Paris l’a renvoyée dans ses cordes, indiquant que les contenus mis en cause ne « pouvaient être considérés comme manifestement illicites » et qu’aucun manquement ne pouvait être reproché à l’entreprise de Mark Zuckerberg. Cristina Cordula a donc été déboutée de l’intégralité de ses demandes et condamnée à verser 2 000 euros à la plateforme, en sus des dépens. Mais l’animatrice aux sorties cultes ne s’est pas avouée vaincue et a fait appel de la décision. Encore une fois en vain, donc. La Cour d’appel de Paris a confirmé le jugement de première instance, rajoutant même 1 000 euros supplémentaires à la charge de la star du petit écran.
Des procédures en pagaille
Contactée, Cristina Cordula n’a pas souhaité réagir à ce dénouement, ni indiquer si elle prévoyait de se pourvoir en cassation. Mais le scénario n’est pas à écarter : l’animatrice est une habituée des procédures judiciaires.
En 2016 par exemple, la conseillère en image a poursuivi plusieurs établissements de la chaîne de restauration rapide Bagelstein à Strasbourg. La raison ? Ils avaient lancé une campagne promotionnelle qui utilisait les qualificatifs « magnifaïques » et « mes chéris », souvent usités par la présentatrice lors de ses émissions… et même déposés auprès du registre des marques de l’Inpi par l’intéressée en 2013. Alors déclarées coupables de parasitisme, les sociétés exploitant les restaurants et la marque Bagelstein ont dû verser 15 000 euros à Cordula Conseil, l’entreprise de la star.
Aussi, en février 2018, Cristina Cordula a poursuivi un espace de coworking parisien, réclamant 10 000 euros de dommages et intérêts. Le temps d’un week-end, la structure avait prêté gracieusement ses locaux à certaines de ses habitués pour y organiser un vide-dressing, et leur avait installé un panneau pour promouvoir l’opération. Mais, sans que l’entreprise en soit responsable, l’image de la présentatrice s’était retrouvée apposée sur ce panneau… Un élément repéré par un fan, qui a prévenu la star via Messenger, l’amenant ainsi à dénoncer un acte de parasitisme. « La qualité incertaine des vêtements présentés lors du vide-dressing [avait] porté atteinte à la notoriété et à l’image de Cordula Conseil », avait complété la célébrité. Le Tribunal de commerce de Paris l’avait cette fois-ci déboutée.
Plus récemment, en 2019, la franco brésilienne a poursuivi le magazine Public, plusieurs kiosques numériques ainsi qu’une agence de marketing suite à la publication d’un article truffé de photos volées et de commentaires sur son physique et sa vie personnelle. Ici, le juge des référés a condamné CMI Publishing, éditeur du titre people, pour atteinte à la vie privée et au droit à l’image. En revanche, ses demandes envers les kiosques numériques et l’agence de marketing sont restées lettre morte : elle a dû verser 1 500 euros à chacun.
L’avocat de Facebook maître Boccon Gibod ainsi que le service de presse de l’entreprise n’avaient pas répondu à nos sollicitations à la publication de cet article.