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Continuer la lectureLe dernier fonds intéressé par Webedia (Allociné, Jeuxvidéo.com, PurePeople…) jette l’éponge
Alors que BC Partners a renoncé au rachat, le processus de cession a été décalé en 2023. La dégradation des « conditions de marché » est notamment évoquée. Et les accusations contre Norman, son youtubeur star, n’arrangent rien.
Voilà qui va encore compliquer la donne pour Webedia. Le 5 décembre, le spécialiste des médias en ligne (Allociné, Jeuxvidéo.com, Purepeople…) a vu l’une de ses principales stars partenaires, le youtubeur Norman, placée en garde à vue pour viols et corruption de mineurs. Une mauvaise nouvelle de plu...
L’américain KKR, nouveau propriétaire du courtier en assurance April (racheté à CVC pour 2,3 milliards d’euros), avait pris ses distances, tout comme Towerbrook et Bain Capital. Selon nos informations, un seul fonds tenait encore la corde dans cette enchère pilotée par Société Générale et la banque d’affaires LionTree : BC Partners. Cette société de gestion britannique, qui a historiquement levé près de 30 milliards d’euros en private equity, aurait cependant mis un coup de frein après avoir réalisé ses propres missions d’audit sur Webedia. La qualité de l’information financière et la volatilité des résultats historiques seraient notamment pointées du doigt, mais BC Partners n’a pas souhaité commenter. Cette année, le groupe va atteindre un Ebitda pro forma ajusté de 80 millions d’euros (contre un Ebitda comptable de 69,5 millions), en phase avec les projections annoncées au début du processus de cession. En parallèle, il prévoit un chiffre d’affaires d’environ 450 millions d’euros, (dont 300 millions en France) et anticipe même passer la barre des 900 millions d’ici 2027... dont 245 millions d’Ebitda.
« Cinq offres avaient été sélectionnées pour le deuxième tour des enchères voulues par la structure de Marc Ladreit de Lacharrière, propriétaire de Webedia, souffle un proche du dossier. Parmi eux figuraient plusieurs groupes, dont certains cotés en Bourse. » Si le nom de Vivendi a été préalablement cité, celui de l’américain Hearst Corporation (maison mère de Cosmogirl, Cosmopolitan et Marie Claire) revient aussi régulièrement. Mais aucune des offres n’a atteint le milliard d’euros espéré. Les candidats auraient perdu confiance, en raison de la remontée des taux et de l’effondrement des valeurs boursières technologiques, qui font office de comparables.
Avant le scandale Norman, une autre affaire avait aussi compliqué les choses. En début d’année, Jérémie Ladreit de Lacharrière, fils du milliardaire français et donc futur bénéficiaire de la vente de Webedia, a été condamné et incarcéré pour des faits d’importation, d’enregistrement et de détention d’images pédopornographiques. Une décision qui aurait amené Bank of America, initialement choisie pour vendre l’entreprise, à se retirer, en raison du risque de réputation.